Alain Péters

21 décembre 2009 | Lecture de 2 minutes

Alain peters

Alain Peters Né le 10 mars 1952 à La Réunion, il y est décédé le 12 juillet 1995 d’une crise cardiaque. Il n’aimait pas quitter son île et dans son sang couraient autant de pierre volcanique et de rhum arrangé que de globules rouges. Il était porteur de chansons révoltées, plongeant dans des abîmes de tristesse, et -dans le même temps- d’une infinie douceur.

Alain a été très tôt initié à la musique par son père, chauffeur de taxi, mais batteur et joueur de flûte à ses heures pour l’orchestre de cuivres de Chane Kane. C’est dans l’orchestre de Jules Arlanda qu’il fera ses premières armes en choisissant comme instrument de prédilection la guitare. Alain qui n’a alors que treize ans entamera la longue tournée des bals de l’île et ses études à l’école des frères Saint-Michel s’en ressentent. Il abandonnera définitivement celles-ci en seconde, faisant le choix de la vie d’artiste.

Son influence

Grand poète et mélodiste réunionnais qui a influencé toute une génération actuelle de musiciens de l’île de La Réunion, Alain Peters a aussi été membre du groupe Carrousel de 1979 au début des années 1980. Cette année même, Alain perdra son père et va s’engouffrer dans un alcoolisme dévastateur. Quelque temps après, son épouse Patricia le quitte prenant avec elle leur unique fille Ananda.

Ses problèmes et son succès

Les quinze années d’errance et d’alcoolisme qui suivirent figurent pourtant parmi les plus créatives de sa vie. C’est avec l’aide d’Alain Gili, son producteur et d’Alain Séraphine qu’il enregistrera au sein de l’association Village Titan en 1984 le 45 tours Panier su la tête ni chanté avec en face B Romance pou un zézère. Il y enregistrera également un album intitulé Mangé pou le cœur qui sera diffusé à l’époque sur cassette et accompagné d’un livre de poèmes du même nom. On y retrouve entre autres, des titres comme La complainte de Satan, Mon pois l’est au feu et Ti pas, ti pas, n’a’rriver. Mais l’alcoolisme d’Alain s’aggrave, on le retrouve errant dans les rues ivre et de plus en plus déconnecté de la réalité. Il fera d’ailleurs à cette époque, embarqué par les services sociaux, de nombreux séjours à l’asile de St-Paul. En 1985 entre dans une cure de désintoxication, un centre spécialisé de Toulon. Mais Alain s’est enfui. Marc Polot, dit « Marco » est envoyé pour retrouver Alain. Son intuition le conduit dès son arrivée à aller à Marseille plutôt qu’à Toulon car la fille et l’ex-compagne d’Alain y vivent. Marco l’emmène alors à Paris chez Daniel Sauvaget, critique de cinéma et ami d’Alain Séraphine. Celui-ci l’hébergera pendant quelques mois et l’aidera à oublier quelques temps la boisson. La chanson Rest’ là maloya rendra d’ailleurs hommage à ce périple et ce soutien que Marco lui aura donné dans cette période sombre de sa vie.

Pour voir les paroles d’une de ses plus célèbres chansons cliquez ici

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